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Torii japonais : définition, origine, signification

Torii du sanctuaire shinto d'itsukushima

Peut-être, ignorez-vous la signification d’un torii japonais ? Pourtant, vous en avez certainement déjà vu. Ce sont des portiques sacrés. Ils ornent l’entrée des sanctuaires shinto au Japon. Ils sont bien plus qu’une simple porte en bois ou en pierre. Derrière leur apparence élégante se dissimule une signification profonde et symbolique. Elle remonte à l’origine même de la religion shinto. Symbole de la transition entre l’espace profane et l’espace sacré, le torii japonais témoigne d’une histoire et d’une culture très riche. Il joue un rôle important dans les cérémonies et les rituels religieux.

Voir aussi notre page sur la déco japonaise pour jardin afin de trouver de l’inspiration.

Mais quelle est l’origine de ces portails sacrés ? Quelle signification se cache derrière ces poteaux verticaux et ces poutres transversales ? Découvrez dans cet article tout ce que vous aimeriez apprendre sur les toriis japonais et leur fonction au pays du soleil Levant.

Comment définir un torii japonais ?

Un portail sacré

Illustration d'un Torii au milieu d'un paysage japonais

Un torii japonais est une porte en bois ou en pierre qui marque l’entrée d’un sanctuaire shinto au Japon. Il est souvent peint en rouge et orné de deux poteaux verticaux et d’une ou deux poutres transversales. Le torii symbolise la transition entre la zone profane et l’espace sacré. Vous en apercevez en face de la majorité des sanctuaires shinto à travers le Japon. D’autres se positionnent devant les jardins japonais traditionnels et les parcs nationaux.

Le shintoïsme existe depuis la préhistoire. Cette « voie des dieux » s’est développée sans codification réelle, même si le Kojiki écrit en 712 de notre ère rassemble les légendes relatives à la création du Japon et de ses dieux.

Le shintoïsme a pratiquement toujours cohabité avec d’autres religions telles que le bouddhisme et le confucianisme. Ce syncrétisme cultuel vénère un ensemble de divinités et d’esprits présents dans la nature, les Kamis. Ce terme signifie « qui est au-dessus des hommes ». Les Japonais les honorent en construisant des sanctuaires. Une clôture en bois et un ou plusieurs portails, les torii, délimitaient ces espaces sacrés.

Une grande variété de formes

Le Japon compte près de 100 000 sanctuaires et beaucoup plus de portails sacrés puisque le Fushimi Inari Taisha en regroupe plus de 10 000 à lui tout seul.

La plupart du temps, ces édifices sont peints en vermillon. Leur socle ou nemaki est de couleur noire. Le rouge symbolise la force vitale, la conjuration des maladies. Mais d’autres édifications revêtent de diverses teintes comme le rose de celui du parc de Higashimokoto Shibazakura à Hokkaido.

Les torii sont construits en bois, en pierre ou en bronze. Deux linteaux, kasagi et nuki, reposent sur deux poteaux, hashira. Ils sont implantés sur un socle, kamebara. Sur le pilier inférieur, une corde sacrée, shimenawa, matérialise la pureté du lieu et éloigne les mauvais esprits.

Vous pouvez observer différents types de torii sur la totalité du territoire nippon. Ils se catégorisent en deux grands ensembles :

  • les torii droits de type shinmei. Ils sont scindés eux-mêmes en cinq déclinaisons ;
  • les torii courbés de type myojin, partagés, eux aussi, en six variantes.

Histoire, origine et rôle du torii dans la culture japonaise

Plusieurs Torii à Kyoto

À l’origine, une corde soutenue par quatre colonnes délimitait les sanctuaires ou ninja. Peu à peu, afin de marquer l’entrée principale du lieu sacré, deux piliers surélevés permettaient de désigner le passage.

L’origine des torii est plutôt floue. Plusieurs versions cohabitent pour interpréter cet élément majeur d’une religion animiste bien vivante. D’aucuns avancent l’argument selon lequel ces portails proviennent de l’Inde ou du Népal. Les torii s’apparentent effectivement aux toranas indous. Leur apparence est toutefois plus chamarrée.

La lecture du Kojiki évoque une autre interprétation. La déesse du soleil Amaterasu, en conflit avec son frère Susanoo, dieu du vent, décide de se retirer dans une grotte. Cela entraîne une longue période d’obscurité à la surface de la Terre. Les kamis cherchent alors une solution pour faire sortir la déesse de sa caverne et utilisent un juchoir pour percher des coqs et les faire chanter. Cet oiseau annonciateur de l’aube réussit enfin à faire revenir Amaterasu au grand air. Or en japonais, tori désigne « coq » et l’idéogramme du coq sert à écrire le mot torri.

Dans tous les cas, il symbolise le passage entre deux mondes, celui des humains et celui du monde divin.

Quelle est la signification du torii japonais ?

Le mot désigne « la demeure des oiseaux ». Cette référence à ces volatiles et plus particulièrement au coq se retrouve dans la conviction des Japonais selon laquelle les oiseaux aident les divinités.

Ainsi, les torii indiquent l’accès à un sanctuaire shinto, mais aussi à des lieux sacrés dans la nature. Le shintoïsme fonde ses croyances et ses mythes sur le respect de la nature. Par exemple, certains torii sont installés face à une montagne. Le célèbre torii flottant, situé devant l’île de Miyajima signale l’entrée de cette région vénérable localisée dans la baie de Hiroshima. Il est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le torii du Fushimi Inari Taisha annonce l’entrée du sanctuaire localisé sur une montagne sacrée. Cette dernière est dédiée à la déesse Inari, divinité des céréales et plus particulièrement du riz, des récoltes, de la fertilité. Par extension, les Japonais la vénèrent aussi pour attirer l’abondance et la richesse dans leur vie quotidienne. Ce temple se trouve à Kyoto. Il regroupe un grand nombre de torii, à tel point que les Japonais le surnomment le sanctuaire aux 10 000 torii.

Le Haïwa torii se plante dans le lac Ashi, devant le sanctuaire du Hakone. Situé aux abords du célèbre mont Fuji. De passage au Japon, allez le visiter et ressentez l’aura de paix et de tranquillité que dégage cette magnifique structure rouge.

À savoir sur le torii japonais

Les Japonais observent un ensemble de coutumes pour passer sous un torii. Ils ne marchent jamais au milieu. Cet endroit est réservé pour les kamis. Avant de s’engager dans le sanctuaire shinto, ils se prosternent devant le torii. Beaucoup de Japonais le contournent. En effet, ils doivent repasser par le même torii que celui par lequel ils sont entrés. Sinon, ils risquent de ne pas revenir dans le monde d’en bas. Lorsque le pratiquant ressort, il se courbe à nouveau et toujours en direction du sanctuaire.

Quand plusieurs torii segmentent l’espace d’un sanctuaire, le premier est en général plus imposant que les suivants. Mais chaque nouveau torii signale l’accentuation du caractère sacré.

Alternatives pour décoration de jardin de style japonais :

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